SOUTENANCE DE THÈSE EN CO-TUTELLE, UNIVERSITÉ DE STRASBOURG, FRANCE

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Le 27 mars à l’Université de Strasbourg, dans le cadre de l’ Ecole Doctorale des Humanités, spécialité Sciences du langage/Sociolinguistique a eu lieu la soutenance de la thèse de doctorat « Le français en République de Moldavie : entre héritage, tradition et mondialisation, élaborée par Mme Olga Turcan, originaire de la ville de Cahul, Moldavie, sous la double direction de Mme Ana Gutu, ULIM et M.Dominique Huck, Université de Strasbourg. Le jury scientifique a été composé de M.D.Huck, Universié de Strasbourg, Mme A.Gutu, Université Libre Internationale de Moldavie, M.M.Francard, Université de Louvain, Belgique, Mme S.-M.Ardeleanu, Université de Suceava, Roumanie, M.C.Condé, Université de Franche Compté, France, M.C.Truchot, Université de Strasbourg.

La thèse est consacrée à la langue française, présente en République de Moldavie, aussi bien grâce au système éducationnel, mais aussi  à un héritage historique, remontant au début du XVIII-e siècle. L’auteure de la thèse constate que l’héritage francophile dans l’espace historique de la République de Moldavie est du à un choix des princes régnants de la Principauté Moldave, mais aussi à la présence des intellectuels français qui s’étaient installés dans nos territoire et ont propagé le français à travers l’enseignement,  la culture et les activités économiques. Cet héritage  est propre à l’espace roumain tout entier, il est relancé lors de la période de la Roumanie Grande, 1918-1940, ayant pu exercé ses effets y compris lors de l’occupation soviétique entre 1944 et 1989.

L’auteure de la thèse Olga Turcan s’interroge sur la présence /absence des politiques linguistiques en République de Moldavie et arrive à la conclusion, suite à une analyse minutieuse des documents d’archives du ministère de l’éducation, qu’à partir de 1991, après l’indépendance, les efforts des bureaucrates de l’éducation ont été inévitablement centrés sur l’avancée de l’anglais. Le résultat de cette politique est la diminution du nombre d’apprenants du français en tant que première langue étrangère, qui a amené durant les 23 années d’indépendance à la chute du français  en dessous de 50 %, l’anglais occupant aujourd’hui la première place en tant que langue étrangère enseignée aussi bien dans le pré-universitaire, que dans l’universitaire.

Olga Turcan propose des solutions concrètes  afin de mettre en place des politiques linguistiques judicieuses, qui devraient découler aussi de notre héritage historique, profondément latin, francophile et francophone, ces politiques étant appelées à sauvegarder le patrimoine de la tradition francophile et francophone, tout en laissant de la place au multilinguisme européen.

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